LANOBRE EN 1916

Il y a cent ans à Lanobre.
Année 1916.
La France est en guerre, les forces vives de la commune sont mobilisées. La misère semble être un lieu commun. Les villages sont isolés les routes et chemins souvent impraticables, l’effort de guerre touche particulièrement le monde agricole avec la fourniture obligatoire de fourrages pour les chevaux en service dans l’armée. Les temps sont durs et toutes les familles sont touchées par l’implacable misère due au conflit. La population de Lanobre est de 1616 habitants. Un « comité d’action agricole » est constitué durant le temps du conflit à la demande du préfet donc de l’état. Aucune information sur les fonctions de ce comité si ce n’est sa composition de neuf membres dont trois sont hors conseil municipal, il s’agit de Chevalier Isidore, Goigoux Henri et Vialleix Pierre. Issus du conseil municipal Mr Coudert Maire est président du dit comité complété de cinq vices présidents qui sont : Juillard Jean de Vals, Durif Antoine de Veillac, Vignal Adrien de Fareyrolle, Juillard Jacques du Fraysse et Boyer Jean de Vallat.
Des fermetures dans les services publics déjà à l’ordre du jour. Dans le document joint (délibération du conseil du 20 février 1916) la fermeture du bureau d’enregistrement de Champs est d’actualité et son déplacement à Saignes est décidé par les services de l’état.
La délibération est intéressante car porteuse de nombreuses informations :
• Le bureau d’enregistrement est incontournable pour :
-  Souscrire une déclaration de succession,
-  Souscrire une déclaration de location verbale.
-  Prendre un renseignement.
-  Enregistrer un acte sous signatures privées.
• La commune comprend 45 villages
• Les chemins vicinaux ne sont guère praticables en bicyclette, moyen de transport ne convenant pas d’ailleurs à tous les âges.
• Le chef lieu de la commune se trouve à 19 kilomètres de Saignes.
• Aucun transport public.
• Les propriétaires de véhicules automobiles sont l’exception.
• Le sol ingrat de l’Artense nécessite plus de travail qu’ailleurs.
• Les ressources pécuniaires sont faibles, nombreux sont ceux qui doivent d’ailleurs s’expatrier pour survivre.
La conclusion de la délibération demandant le maintien du bureau traduit une forme d’état d’esprit apparenté à un malicieux chantage : « A notre point de vue, la grande distance et le manque total de relation mettent obstacle à tout contrôle par les agents. Si le contrôle est illusoire et si la bonne foi des contribuables venait à faiblir, le trésor public aurait de son côté un sérieux mécompte. »
Le Conseil Municipal est formé de :
Mr Coudert, Maire.
Mr Gauthier, Adjoint.
Mrs Tournadre Arsène, Tournadre Léon, Charbonnel, tous trois mobilisés.
Mrs Ribe, Tyssandier Jean, Juillard Jean de Vals, Juillard Jean Baptiste, Gendre, Boyer, Durif, Sallard, Leoty.
(Les documents joints ne peuvent être utilisés que de manière consultative. Une utilisation publique serait au préalable soumise à une autorisation de la mairie.)

Il y a cent ans à Lanobre.
Année 1916.
La France est en guerre, les forces vives de la commune sont mobilisées. La misère semble être un lieu commun. Les villages sont isolés les routes et chemins souvent impraticables, l’effort de guerre touche particulièrement le monde agricole avec la fourniture obligatoire de fourrages pour les chevaux en service dans l’armée. Les temps sont durs et toutes les familles sont touchées par l’implacable misère due au conflit. La population de Lanobre est de 1616 habitants. Un « comité d’action agricole » est constitué durant le temps du conflit à la demande du préfet donc de l’état. Aucune information sur les fonctions de ce comité si ce n’est sa composition de neuf membres dont trois sont hors conseil municipal, il s’agit de Chevalier Isidore, Goigoux Henri et Vialleix Pierre. Issus du conseil municipal Mr Coudert Maire est président du dit comité complété de cinq vices présidents qui sont : Juillard Jean de Vals, Durif Antoine de Veillac, Vignal Adrien de Fareyrolle, Juillard Jacques du Fraysse et Boyer Jean de Vallat.
Des fermetures dans les services publics déjà à l’ordre du jour. Dans le document joint (délibération du conseil du 20 février 1916) la fermeture du bureau d’enregistrement de Champs est d’actualité et son déplacement à Saignes est décidé par les services de l’état. 
La délibération est intéressante car porteuse de nombreuses informations :
Le bureau d’enregistrement est incontournable pour :
- Souscrire une déclaration de succession,
- Souscrire une déclaration de location verbale.
- Prendre un renseignement.
- Enregistrer un acte sous signatures privées.
La commune comprend 45 villages
Les chemins vicinaux ne sont guère praticables en bicyclette, moyen de transport ne convenant pas d’ailleurs à tous les âges.
Le chef lieu de la commune se trouve à 19 kilomètres de Saignes.
Aucun transport public.
Les propriétaires de véhicules automobiles sont l’exception.
Le sol ingrat de l’Artense nécessite plus de travail qu’ailleurs.
Les ressources pécuniaires sont faibles, nombreux sont ceux qui doivent d’ailleurs s’expatrier pour survivre.
La conclusion de la délibération demandant le maintien du bureau traduit une forme d’état d’esprit apparenté à un malicieux chantage : « A notre point de vue, la grande distance et le manque total de relation mettent obstacle à tout contrôle par les agents. Si le contrôle est illusoire et si la bonne foi des contribuables venait à faiblir, le trésor public aurait de son côté un sérieux mécompte. »
Le Conseil Municipal est formé de :
Mr Coudert, Maire.
Mr Gauthier, Adjoint.
Mrs Tournadre Arsène, Tournadre Léon, Charbonnel, tous trois mobilisés.
Mrs Ribe, Tyssandier Jean, Juillard Jean de Vals, Juillard Jean Baptiste, Gendre, Boyer, Durif, Sallard, Leoty.
(Les documents joints ne peuvent être utilisés que de manière consultative. Une utilisation publique serait au préalable soumise à une autorisation de la mairie.)
 

 

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le 26/11/2017

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